ÉTIENNE RIGOLET MON ANCÊTRE LE CHATELAIN

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Château de Dizimieu

ÉTIENNE RIGOLLET

MON ANCÊTRE LE CHÂTELAIN

Ce qu’il y a d’extraordinaire en généalogie c’est que l’on ne sait jamais ce que l’on va découvrir.

Cette petite histoire en est la preuve.

Sur l’acte de mariage d’un des mes ancêtres, apparaît le témoignage étonnant d’une profession que je ne connaissais pas et qui est celle de Capitaine Châtelain.

Nous sommes en 1687 dans la petite ville de Coex dans l’ancienne province du Poitou, mon ancêtre Benoît Rigollet convole en justes nocse avec Marie Du Tastet. Benoit est nommé honorable homme maître percepteur de Laudardière. Sa femme Marie est fille d ‘honorable homme René Du Tastet.

Le père de Benoît se nomme Estienne Rigollet et c’est donc lui qui a cette profession où se titre un peu bizarre.

« Capitaine Châtelain » de Disimieu, je m’interroge et je commence mes recherches.

Quelle est donc la définition de ce terme ?

CAPITAINE CHÂTELAIN : Juge inférieur du bailli. Il avait aussi des compétences financières. Le capitaine châtelain présidait les assemblées des communautés au cours desquelles étaient désignés les consuls.

Le capitaine-châtelain est un officier militaire chargé de la défense du château en l’absence du seigneur, ce qui est le cas la plupart du temps. Nommé par le seigneur, il détient les pouvoirs de justice haute, moyenne et basse. Peu versé dans le droit, il délègue souvent ses pouvoirs à des notaires qui portent le titre de juges-châtelains. Capitaines et juges-châtelains occupent les premiers rangs dans l’église paroissiale où ils disposent fréquemment d’un droit de sépulture.

On le voit, la charge sans être anoblissante était une haute fonction qui assurait à la famille une haute considération et une situation sociale de premier ordre.

Il me restait maintenant à trouver la châtellenie de Disimieu. Mes recherches s’orientèrent logiquement autour de Coex, mais rien ne ressemblait de près ou de loin à ce toponyme.

Je fis donc appel à la sagacité d’un groupe de généalogie sur facebook qui me dirigea sur le château de Dizimieu en Isère . La Savoie et le Poitou sont séparés par quelque kilomètres, je me posais donc de multiples questions en ouvrant les registres du village de Dizimieu.

Je n’eus pas longtemps à chercher avant de trouver ma famille Rigollet et cerise sur le gâteau des preuves de vie d’ Estienne et de Benoit Rigollet. Toutes les 2 pages, les signatures et les mentions s’étalaient, toute une famille se présentait à moi, Benoît, Jean, Sylvio, Joseph, Marie, Anne , Antoinette et Estienne Rigollet.

Mais était- ce une coïncidence ?

Je poursuivais donc plein d’entrain et eus une suite de confirmation.

La première fut que je trouvais l’acte de décès de la mère de Benoit, mentionné dans son acte de mariage comme défunte Catherine Louat,  1685

La deuxième fut la concordance exacte entre les signatures du Benoît Rigollet de Vendée et la signature de celui de l’Isère, ( 1684 ? 1685 ).

rigollet isere

Signature 1684

signature rigollet vendee 2

signature 1687

La troisième fut enfin la mention qu ‘Estienne Rigollet était notaire et Châtelain de Dizimieu (1691 )

signature etienene rigollet isere

signature Estienne 1691 et mention de sa qualité de Châtelain 1691

Un conclusion s’imposait, mon ancêtre Benoit avait bien quitté ses montagnes pour les brises océanes.

Nous le retrouverons en Vendée où il fonda une grande famille à l’ombre du château de la Laudardière.

Je n’ai quand à présent pas trouvé l’acte de décès d’Estienne, mais son fils Jean semble avoir pris sa succession car sur son acte de décès en 1695 il est nommé Chatelain de la comtée de Dizimieu.

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Un commentaire pour ÉTIENNE RIGOLET MON ANCÊTRE LE CHATELAIN

  1. MERIAU Lionel dit :

    Bonjour,

    Ma femme descend aussi de Benoît Rigollet, et j’ai donc moi aussi fait quelques recherches.
    La question de fond était : mais que faisait-il donc en Bas-Poitou, ce jeune savoyard de bonne famille ?
    J’ai fini par trouver.
    En 1636, à Paris, Jérôme Martin de Dizimieu, Comte de Dizimieux, épousa Anne du Puy-du-Fou, Dame de Coëx et de l’Audardière. Ils eurent une fille, Marie-Angélique, dame d’honneur de la Duchesse de Savoie, et devenue par héritage de sa mère Dame de Coëx, de l’Audardière, etc.
    Retenue auprès de sa maîtresse par ses fonctions, elle fit gérer ses biens bas-poitevin par des agents. En son nom, il fut rendu aveu de Langevinière en 1675 et en 1707 au seigneur de la Chapelle-Hermier. (Dom Fonteneau. 82, 370, cité par Beauchet-Filleau.)
    Rien de surprenant, dès lors, qu’elle ait fait nommer au bureau de l’Audardière quelqu’un de son entourage, le fils d’un homme qui avait déjà servi sa famille.
    Et voilà comment des centaines de Vendéens actuels se trouvent avoir des ancêtres en Savoie.

    Meilleures salutations,
    Lionel Meriau

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